Deux dates, une seule coutume
La Saint-Valentin est arrivée au Japon au milieu du XXᵉ siècle par le marketing de la confiserie et s’est figée dans une forme qu’on ne trouve nulle part ailleurs : le 14 février, les femmes offrent du chocolat ; le 14 mars, ceux qui en ont reçu offrent à leur tour. La seconde date, le White Day, a elle aussi été inventée par la confiserie japonaise à la fin des années 1970, et n’existe que parce que la première est à sens unique.
Pour un visiteur, la conséquence pratique est que février au Japon ressemble à un festival du chocolat impossible à manquer — les sous-sols des grands magasins y consacrent des étages entiers, avec des files d’attente devant les marques importées et des coffrets limités très travaillés — et que rien de tout cela ne signifie ce qu’il a l’air de signifier.
Les quatre mots à connaître
- honmei-choco (本命チョコ) — le vrai, pour un ou une partenaire, ou quelqu’un qui vous plaît.
- giri-choco (義理チョコ) — chocolat d’obligation pour les collègues et les chefs. En net recul.
- tomo-choco (友チョコ) — pour les amies, surtout entre femmes et écolières. En hausse.
- jibun-choco (自分チョコ) — pour soi, et souvent la boîte la plus chère du sac.
La tendance compte autant que les définitions : la moitié « obligation » recule, tandis que la moitié « amies et soi-même » est ce qui fait vivre la saison.
Si vous êtes ici en visiteur
Vous ne devez de chocolat à personne. Personne n’attend d’un touriste qu’il participe, et la seule situation où la question se pose — un travail, une famille d’accueil, un cours de longue durée — se règle bien mieux en demandant ce que fait le groupe qu’en devinant.
Si l’on vous offre quelque chose le 14 février, notez quoi et dans quel contexte cela vous a été remis. Cela vous dit à la fois ce que cela signifiait et ce qu’il convient de faire, le cas échéant, le 14 mars.
Petit test
Trois questions sur le sens, l’obligation et le retour.