Pourquoi le Japon a toute une culture du parapluie
Le Japon est densément peuplé, il y pleut beaucoup (surtout à la saison des pluies tsuyu en juin), et on y tient profondément aux sols propres et à la considération mutuelle. Ces trois faits s’entrechoquent n’importe quel jour de pluie à Tokyo, et le résultat est la culture du parapluie la plus organisée au monde. Il y a des distributeurs de sacs à parapluie mouillé à l’entrée des magasins. Il y a des cadenas sur les porte-parapluies publics. Il y a des porte-parapluies dédiés avec étiquettes numérotées dans les meilleurs restaurants. Il y a même des services de parapluies partagés dans certaines gares. C’est tout un écosystème silencieux, et une fois que vous le remarquez, vous ne pouvez plus le dé-remarquer.
Le système de sacs plastique est la pièce la plus visible, et il est véritablement élégant : sacs transparents, gratuits, en libre-service, réutilisés quand possible. Il résout le problème des sols mouillés avec presque aucune friction. Les touristes passent souvent devant le distributeur sans réaliser à quoi il sert — ces longs manchons plastique transparents sur un support à chaque entrée de grand magasin — puis reçoivent un regard légèrement confus d’un membre du personnel quand ils traînent de l’eau sur le marbre poli.
L’autre chose à savoir : les parapluies transparents bon marché, ceux à ¥400-800 vendus dans chaque konbini quand il commence à pleuvoir, sont tellement répandus que le Japon en est fondamentalement célèbre. Ils sont si jetables que perdre l’un d’eux enregistre à peine, et prendre « accidentellement » le mauvais d’un porte-parapluie est traité comme une confusion de bas niveau plutôt qu’un vol. Les parapluies plus beaux, cependant ? Sécurisez-les.
Version courte : emballez-le à la porte, pointe vers le bas dans la foule, et verrouillez-le à l’extérieur.
Quelques extras « bon à savoir »
- La possession par habitant est énorme — Beaucoup de gens au Japon gardent un parapluie au bureau, un à la maison, et un pliant dans leur sac. La saison des pluies vous entraîne.
- Les parapluies de konbini sont semi-communautaires — Ces parapluies transparents à ¥400-800 sont si omniprésents que dans certaines gares vous verrez des supports où les gens empruntent et retournent avec désinvolture, presque comme une piscine communautaire. N’essayez pas ça avec un beau.
- Étiquettes numérotées dans les beaux restaurants — Les restaurants haut de gamme ont souvent un porte-parapluie dédié avec étiquettes numérotées. Vous remettez le parapluie au personnel, recevez une étiquette, et échangez l’étiquette pour le parapluie en sortant — essentiellement comme un vestiaire.
- Services de parapluies partagés — Certaines gares (et quelques services startup) ont des machines de location de parapluies, parfois appelées kasa share, qui fonctionnent comme le bike sharing — scannez un code QR, prenez un parapluie, retournez-le à une autre gare.
- Les parapluies pliants sont rois pour les touristes — Ils tiennent dans votre sac à dos quotidien, vous en avez toujours un quand le ciel change, et vous n’avez jamais à jouer le jeu du verrouillage ou de l’apport à l’intérieur. Ça vaut la peine d’en prendre un dans n’importe quel Tokyu Hands ou Loft le premier jour.
Vérification rapide
Trois questions pour voir si les règles du parapluie sont bien comprises. Prend environ 20 secondes.